Jean-Pierre GABASTON : costaud sur cette cyclosportive espagnole
Voici le récit de notre ami Jean Pierre GABASTON, dit Québranta, lors de la cyclosportive espagnole de 200km Los Puertos de Ribagorza. Il réalise une trés bonne performance et une vitesse moyenne surprenante : un Jean Pierre en très grande forme !

« Los Puertos de Ribagorza : une bien belle épreuve à faire et à refaire.
Par quoi vais-je commencer ?
D’abord l’organisation mieux que la Quebran, : Pour 25 euros, un maillot, une bouteille de vin, un bidon. Mais la restauration après course est supérieure : Pâtes fraîches, ou plutôt raviolis frais, à volonté, et cuits sur le moment, bière, Coca, Sprite, limonade, eau, sandwichs au jambon, fruits –bananes, pommes- biscuits, petites fioles de Danacol et tout cela à volonté. Dans plus de calme que la Quebran car il y a moins de coureurs et sur le stade de Graus ou si tu le veux tu peux manger dans l’herbe peinard ou sous la grande tente.
Parc à vélo gardé, les coureurs n’y ont pas accés, donc tu peux laisser ton bijou tranquille.
Douches et massages, et tout cela au stade.Aprés la douche et une attente de 10 minutes, j’ai eu droit à 25, oui 25 minutes de massage, et en plus à 4 mains, car deux élèves kinés se sont occupés chacun d’une jambe en même temps. Puis du dos.
Le bonheur.
Les tunnels non éclairés du parcours, même ceux qui sont en montée ou courts, sont éclairés pour l’occasion, avec des groupes électrogènes.
Bref on s’approche du parfait, avec dans les cols des panneaux tous les kms qui indiquent le % du km qui vient et le nombre de kms jusqu’au sommet. Les ravitos comme à la QH avec du Coca en plus, ce qui m’a bien fait plaisir au km 130 .

Après une courte nuit sous la tente, je pars « à l’ancienne » : pas de Polar –en panne- donc ni cardio, compteur capteur de pédalage .pas de téléphone portable : en panne. Et tout seul. Pas fier, le type. Je priais pour ne pas avoir d’accident au fin fond des Pyrénées…..
Et une Gabastonnade : je monte sur le Pinarello la roue arrière du Bianchi pour avoir un 25, on ne sait jamais. Et dés la première descente je m’aperçois que le petit pignon, le 13, ne passe pas. La roue est réglée différemment que celle que j’utilise normalement sur le Pina. Heureusement que les descentes sont souvent techniques car 50 14 quand ça roule fort en faux plat descendant cela fait faire de belles séances de survélocité……..
Départ 8h30, les deux parcours ensemble, pas de sas, je passe le portique avec plus de 2min de retard sur les premiers donc dans les 1500 m de retard. Evidemment ça part plus vite qu’une course UFOLEP en 3, mais pas autant que la QH. Je roule à bloc pour revenir sur la « tête » et me voila dans les 300 ou 400 premiers au pied du 1er col au bout de 11 kms. Pas trop difficile, joli, mais dur de digérer le CLM du départ. Surtout quand tu n’as pas fait d’échauffement….. Descente, 40 kms de plat, un imposant paquet de 200 coureurs se forme. Mais il y a beaucoup de monde devant, combien, je l’ignore.
2eme col, étroit, escarpé, irrégulier. Je reste sur la plaque et m’aperçois que je suis mieux qu’en tournant les jambes. Je bascule dans les premiers et on se retrouve à 20-30 dans la descente. C’est ça de gagné.
3eme col : long faux plats en approche, sensations moyennes, je fais illusion sur les faibles pourcentages et me fait sortir dans les 3 derniers kms.
4eme col : pas la descente aux enfers, mais pas terrible, je me fais rattraper par quelques gars.
C’est le moment ou tu te dis très sérieusement »qu’est ce que je fous là ? j’arrête les cyclos et je me mets au cyclotourisme »
5eme col : merci le 36 25…. En haut le soulagement : 4 h 37 de course, et plus que 57 km de descente ou plat avec 3 petits coups de culs. En roulant bien je tombe sous les 6 heures.
Descente technique avec de bons descendeurs, puis longs faux plats descendants dans des magnifiques gorges puis 25 kms plats, chiants, avec des lignes droites qui n’en finissent pas et surtout vent dans la gueule qui te dessèche la bouche. J’arrive avec un groupe de 20 gars, seul français.
Au final 6:00:43 pour 200 bornes, 33,2 de moyenne.
C‘est beaucoup plus facile que la QH, même s’il y a 2700 m de dénivelé, les cols sont plus courts, moins difficiles.
264 eme temps sur 1640
Vainqueur Sergio Péres, ex pro
2ème : le vainqueur de la QH 2009
3ème : Azparren .
Bref, je suis un peu mitigé sur les résultats, mais enchanté de cette belle épreuve, moins exigeante que la QH, qui se déroule dans des paysages magnifiques.
Alors à l’an prochain ?
A bientôt
JP