le VCPBI sous le soleil de l’Ariègeoise 2010 !
Publié par vcpbi64 dans Nos aventures, résultats, tags: cyclosportive, route
L’Ariégeoise fait partie des pionnières des cyclosportives et bénéficie d’une réputation qui dépasse les frontières. Pourquoi ? Les Isards du VCPBI ont pu valider cette réputation amplement justifiée. L’ariégeoise fait partie de l’UCI Golden Bike qui lui permet d’accueillir des coureurs du monde entier. Les autres étapes sont la Québrantahuesos, La Pascal Richard Gruyere Cycling’Tour en Suisse et même une étape en Australie pour les plus fortunés. L’Ariégeoise c’est aussi un site internet extrêmement bien conçu qui renseigne sur tout : le parcours, la distance, l’hébergement (différentes adresses de location de maison de vacances ou de gîtes), les dossards etc… Et cela se vérifie quand on arrive à Tarascon sur Ariège : on n’est pas perdu ! Des multitudes de panneaux vous indique le départ, les dossards, le village départ. Passons…
Arrivé à notre gîte de Bompas situé à 2km du lieu de départ, Christian BAGILET, Cédric LASSUS LIRET, Laurent CHOY et Guillaume CORBIN prennent connaissance des lieux, préparent leur vélo, pose les dossards, remplissent les maillots et bidons et. . . et . . . GROS PLAT DE PATES et l’apéro car on est en week end ! Jea-Michel HERBIN et Jacques CANON, aussi engagés sur le parcours, sont logés de leur coté.

Levé à 6h30, le ciel témoigne déjà de la journée qui va se passer : sans un nuage, pas un brin de vent, seul un beau soleil chaud pour accompagner. Nous nous retrouvons tous sur la zone de départ et découvrons que nous ne sommes pas seuls…des dizaines de coureurs avec le même maillot : ils sont nombreux dans ce club !
Jean Michel nous rejoins, nous sommes bien à 200/250 de la ligne de départ. Nous sommes 1200 à partir sur le grand parcours de 165km et 3100 mètres de dénivelé. Nous passons la ligne avec 1 ou 2 minutes de retard par rapport aux premiers. Et là, à fond ! Sur du billard, sans vent, le peloton s’élance à 40/50 km/h sur la route de Lavelanet. Guillaume part comme une balle et ne réussira à revoir la tête de la course qu’au bout de 16km de poursuite maligne, en se servant des uns et des autres, du freinage et des voitures pour remonter sans effort. Christian, Cédric et Jean Michel prendront le train des roues qui file à 37km/h de moyenne.

Nous passons les premières difficultés sans problèmes. Le col de Samac long de 3km en pente douce permet à chacun de suivre le peloton qu’il veut car il y a du monde ! Cédric et Christian ensemble, Jean-michel à son rythme et Guillaume un peu plus devant. La jonction entre les 3 isards s’effectue après le ravitaillement de Belesta ou Guillaume s’est arrêté manger et boire. Sous cette chaleur au bout de 2h de course (75km / 37km/h de moyenne) mieux vaut s’alimenter, déjà 2 bidons. On retrouve comme à Tuchan, Cédric & Christian et Guillaume dans le même groupe d’une bonne centaine d’unité qui roule vers le « col » qui les mène à Espezel. Mais depuis le ravito, on ne fait que monter ! Jamais de fort pourcentage mais des belles routes sinueuses qui nous font changer de braquet.
Dans la montée vers le plateau de Sault, Cédric suit le peloton – Christian et Guillaume restent plus au calme car la chaleur se fait sentir et les kilomètres aussi. Jean-Michel sera victime d’une bonne fringale à 90km, mauvais moment choisi car il n’y a pas de route pour récupérer et le soleil cogne…
Ravito au sommet du col de Marmare et descente sinueuse sous les arbres avec vue sur la vallée d’Ax, l’usine de Luzenac et les montagnes tout simplement. La route des crètes n’est pas de tout repos, jamais plate, ni trop en montée ni en descente : un casse-patte qui maintient en éveil avec l’ascension finale du Plateau de Beille. Cédric précède les isards de quelques minutes. Christian et Guillaume font route ensemble et Jean-Michel refait surface.

Aux Cabannes, la pente se présente sévère et s’ajoute à une chaleur terrible. Les compteurs indiqueront une température comprise entre 37 et 41 degré au soleil. Le goudron renvoie en plein face la chaleur et le soleil au zenith ne crée pas suffisamment d’ombre. Cédric conservera son rythme régulier et fera une belle ascension. Suit Christian avance plus en souffrance, sans pour autant peiner et ne perd que 15 min, vient après Jacques CANON fidèle à son rythme endurant ; Guillaume fera une ascension délicate victime d’une insolation et lui enlevant toutes ses forces et capacités : il perdra près de 250 places en 8km… en s’arrêtant tous les kilomètres. Jean Michel passera plus tard lorsque les isards feront demi-tour et l’encourageront pour les 5 kilomètres restant.
A noter ! Laurent CHOY parti sur la Mountagnole (112km) se présentera au pied du plateau de Beille dans les 150 premiers ! On le savait grimpeur, il le prouve mais fragile ! Son alimentation lui fera défaut et il sera victime lui aussi d’une fringale le contraignant à marcher 3 km. Il franchira la ligne dans les 400 premiers sur 2600 mais à accuser le coup de cette défaillance.
Au sommet, le paysage est magnifique, bien que nos Isards éprouvés par la chaleur et la grimpée n’en profite qu’un peu et redescendent en vélo pour finir la sortie : 200 km !
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